Hormone Gonadotrophine Chorionique (HCG)

L’HCG est sécrétée par le trophoblaste dès le début de la grossesse et l’évolution des taux d’HCG est parallèle à celle du syncytiotrophoblaste.

L'HCG a pour rôle de maintenir l'activité du corps jaune gravidique jusqu'à ce que le placenta prenne le relais.

La recherche d’HCG peut être effectuée par des dosages urinaires ou plasmatiques, qualitatifs ou quantitatifs.

- Le dosage qualitatif dans les urines fait appel à la méthode immunologique de Wide et Gemzell. Celle-ci permet de diagnostiquer la grossesse à partir de 10 jours de retard de règles. En fait, cette réaction apprécie la présence de l'ensemble HCG et LH hypophysaire en raison de la parenté de structure existant entre ces hormones.

- Le dosage quantitatif peut être réalisé dans les urines ; le taux d'HCG totale est généralement exprimé en Unités Internationales (ancien dosage des prolans). 

- Le dosage quantitatif le plus utilisé, parce que le plus sensible et le plus spécifique, est le dosage plasmatique de ß-HCG qui permet d'obtenir le diagnostic biologique de la grossesse avec certitude avant même le retard des règles.
Ce dosage détecte la sous-unité β car elle est spécifique à HCG ; la sous-unité α étant commune à FSH, LH et TSH, ce qui peut donner des faux positifs.

Soulignons qu'un taux plasmatique d’HCG < 10 g/ml ou UI/l permet d'affirmer l'absence de grossesse, ce qui en fait un examen précieux pour écarter une grossesse extra-utérine. 

Les taux augmentent rapidement, classiquement ils doublent toutes les 48 heures.

Les taux atteignent leurs valeurs maximales vers la 8ème SA puis ils diminuent progressivement jusqu’à être ininterprétables à partir du 4ème mois.


La recherche d’HCG ne doit pas être systématique pour diagnostiquer une grossesse si elle peut l’être cliniquement ou par échographie.

- Le dosage quantitatif est licite chez les femmes ayant des facteurs de risques de GEU, salpingite, grossesse sous contraception (DIU), grossesse induite ou dans le cadre de la surveillance des IVG médicamenteuses.

- En cas de métrorragies ou douleurs pelviennes chez une femme, sans facteur de risque de GEU, un dosage quantitatif d’HCG doit être couplé à l’échographie et répété si la preuve d’une GIU n’est pas faite.

- En cas de GEU traitée de façon conservatrice (cœlioscopie, expectative, médical) ou de grossesse molaire, des dosages quantitatifs sont utiles au suivi. 

- Dans le cadre du diagnostic anténatal par dosage des marqueurs sériques maternels (test d’évaluation du risque de trisomie 21), la fraction libre de la sous-unité β de HCG est dosée au 1er trimestre de grossesse, couplée à la PAPP-A. Au 2ème trimestre de grossesse, l’évaluation du risque se fait par dosage de l’HCG total ou de la sous-unité β de HCG libre couplé à l’α-fœtoprotéine et éventuellement à l’estriol non conjugué (uE3).


 

 

 

 

 

 

 

 

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