Test aux progestatifs

Il permet d'évaluer I'existence ou non d'une imprégnation estrogénique.

Pour comprendre ce test, il faut se rappeler que l'évolution de l'endomètre dépend des sécrétions hormonales ovariennes.

- Les estrogènes, dont l'estradiol, font proliférer la muqueuse endométriale qui "augmente donc d'épaisseur" (ce phénomène est d'ailleurs visible à l’échographie).

- La progestérone n'a une action que sur un endomètre déjà sous influence estrogénique en préparant la muqueuse à une éventuelle grossesse. C'est la desquamation de cette muqueuse qui donne les règles, au moment de la chute brutale du taux d'estradiol et de progestérone.

- Avant la puberté et après la ménopause, la muqueuse utérine est atrophique du fait de l'absence d'imprégnation estrogénique, responsable d'une aménorrhée.

 

Le principe du test aux progestatifs est d'administrer un progestatif pendant 10 jours et d'observer ce qui se passe à I'arrêt du traitement :

- La survenue d'une hémorragie de privation dans les 2 à 3 jours suivants I'arrêt des progestatifs permet de conclure que la sécrétion d'estrogènes est suffisante (> 50 pg/ml) pour permettre la croissance d'un endomètre réceptif.

- L'absence d'hémorragie de privation (test au progestatif "négatif") traduit une carence estrogénique ou une anomalie de l'endomètre.

C'est un test de première intention, très très utile en pratique gynécologique et endocrinienne quotidienne, facile à réaliser et peu coûteux.

 

 

 

 

 

Progestatifs : 

Duphaston ® : 2 cp/j pendant 10 jours,

Utrogestan ® 200 mg : 1 caps/j,

Lutéran ® 10 mg : 1 cp/j

Lutényl ® : 1 cp/j

 

 ♦ Test positif = règles dans les 5 jours suivant l'arrêt = imprégnation d'estradiol persistante

 ♦ Test négatif = carence estrogénique sévère (ou une anomalie de l'endomètre).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 10/04/2019