Echographie et métrorragies

Tout saignement dans la cavité utérine est générateur d'échos multiples d'interprétation parfois délicate ; si l'examen échographique peut se justifier en première intention, il sera toujours préférable d'examiner la patiente en dehors de l'hémorragie. Cette condition n'est pas indispensable toutefois comme elle l'est pour l'hystérographie ou l'hystéroscopie. La présence, en effet, d'une zone organisée, échogène en faveur d'un polype endocavitaire, d'une ligne cavitaire nettement refoulée sera déjà un élément d'orientation appréciable vers une étiologie possible. Ailleurs, en dehors de l'hémorragie, il conviendra de préciser au mieux la prescription en début de cycle, comme pour une hystérographie ou une hystéroscopie pour ne pas avoir d'interférence avec le processus normal de croissance de l'endomètre.

Actuellement, pour approcher de près les qualités intrinsèques des explorations endocavitaires, l'utilisation d'une sonde vaginale est indispensable, définissant les contours et le contenu de la cavité utérine, sans l'hyperpression parfois gênante de la vessie remplie.

L'exploration première par échographie se justifie pour deux autres raisons : son innocuité d'abord, son impact diagnostique étendu non seulement au site du saignement, mais aussi aux ovaires ; la définition de leur échostructure peut aider à établir une cause à type de dysfonctionnement hormonal, par le biais d'une dysovulation, comme peuvent en témoigner des images anéchogènes multiples, avec ou sans augmentation de volume.

 

Au total, tout phénomène hémorragique endocavitaire non explicable de manière évidente par une prise médicamenteuse ou hormonale doit faire l'objet d'une exploration ultrasonore de première intention. Celle-ci peut se suffire à elle-même ou bien orienter le clinicien dans sa démarche diagnostique ultérieure et définir au mieux la stratégie à adopter dans la séquence des explorations complémentaires.

Malgré toutes les possibilités intrinsèques de l'imagerie ultrasonore, le maître d'œuvre reste le clinicien, posant l'indication de l'examen et donnant à celui-ci son meilleur rendement par les précisions qu'il peut apporter, les éléments de recherche qui orienteront l'échographie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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