Adénomyose

1. Type de description : adénomyose utérine :

Une étude sur 650 hystérectomies pour lésions bénignes réalisée en 1995 au Pavillon Paul GELLE à Roubaix a montré une prévalence de 24,61 % (160 cas sur 650) avec :

- dans 25 % des cas une adénomyose asymptomatique,

- dans 23 % des cas une adénomyose maladie responsable de ménorragies retentissant sur l'état général, résistant au traitement médical et s'accompagnant parfois de douleurs, véritable adénomyose maladie qui doit être traitée,

- dans 52 % des cas cette adénomyose est associée à d'autres lésions (fibromes, hyperplasie) et participe plus ou moins à la symptomatologie.

 

L'adénomyose peut toucher tous les âges (autopsies) mais surtout la cinquième décennie :

- 20 % en dessous de 40 ans,

- 50 % de 40 à 50 ans,

- 30 % au dessus de 50 ans.

C'est donc le plus souvent dans un contexte de ménorragies rebelles ± douloureuses que l'on retrouve une adénomyose maladie.

 

Technique :

L'échographie vaginale est l'examen de première intention.    

L'étude dynamique de l'utérus peut être effectuée dans les plans sagittaux de droite à gauche puis transversalement du col vers le fond utérin, idéalement en deuxième partie de cycle.

 

1) Coupe sagittale :

Elle précise :

- les longueur et épaisseur utérines généralement augmentées dans l'adénomyose. Cette augmentation est habituelle bien que non statistiquement significative ;         

- la paroi utérine postérieure est habituellement plus épaisse que la paroi antérieure ;      

- l'aspect hétérogène du myomètre est prédicitif, réalisant un aspect mité, vermoulu, en mie de pain du fait des lésions cavitaires limitées par une paroi fine plus ou moins échogène, à contenu anéchogène parfois échogène, de 2 mm ou plus siégeant plus ou moins près de l'endomètre, prédominant surtout au fond près des cornes. La disparition de l'aspect homogène du myomètre est donc le premier signe et la découverte de ces cavités est très évocatrice. Cette étude du myomètre est rendue difficile en cas de myome associé ;

- dans l'adénomyose nodulaire il s'agit d'une zone arrondie hypoéchogène parfois hyperéchogène, mal limitée, généralement fundique que l'on distinguera du léïomyome dont l'aspect est bien limité,

- il faut étudier la jonction myomètre/endomètre qui perd son aspect linéaire régulier arrondi à son fond et qui présente des projections hyperéchogènes dans le myomètre,                              

- noter l'épaisseur irrégulière de l'endomètre.

 

2) Coupe transversale :

- outre l'hétérogénéité,

- ou les zones arrondies hypoéchogènes mentionnées, on remarque plus facilement les "flammèches" endométriales fusant dans le muscle surtout au niveau des cornes comme l'étaient les images d'addition à l'hystérographie.

- On remarque ici aussi la perte de l'arrondi des bords de l'endomètre et l'asymétrie des cornes utérines.

On retrouve finalement en échographie les lésions décrites pour l'adénomyose en hystérographie à savoir les signes directs d'image d'addition qui pénètrent le myomètre et les signes indirects qui, réunis, ont une valeur diagnostique certaine : ectasie localisée d'une corne, rigidité segmentaire.

L'échographie est cependant plus performante puisqu'elle montre en plus le myomètre et les lésions associées, dépiste les formes nodulaires et les adénomyomes.

 

Par ordre décroissant, le pourcentage des lésions observées est :

- myomètre hyperéchogène hétérogène : 72 %,

- images anéchogènes cavitaires de 2 à 3 mm : 55 %,

- anomalies de la jonction endomètre/myomètre : 28 %,

- zones nodulaires hypoéchogènes : 27 %,

- association de deux ou plusieurs signes : 25 %.

Les causes d'erreur sont certainement représentées par les fibromes intra-muraux notamment les femmes présentant de multiples petits fibromes pariétaux entraînant la même hétérogénéïté. De plus, les fibromes plus conséquents et diagnostiqués peuvent masquer l'association à une authentique adénomyose.                            

 

2. Adénomyose cervico-vaginale :

- la douleur et la dyspareunie sont révélatrices.

- le col est boursouflé et dur et l'infiltration adjacente du dôme vaginal peut avoir un aspect suspect.

- l'échographie retrouve une zone relativement limitée hétérogène.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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