Dystrophies ovariennes ou ovaires polykystiques

Les dystrophies ovariennes ou ovaires polykystiques (OPK) représentent une variété d'anomalies caractérisées au plan anatomique par la présence au sein du parenchyme ovarien de follicules de taille variable.

La complexité, la nature exacte des mécanismes physiopathogéniques en cause expliquent les appellations nosologiques qui ont tenté de les séparer en plusieurs groupes.

Ils sont associés à un dysfonctionnement de l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien et à divers autres troubles métaboliques. Leur genèse exacte est controversée.

 

1. Exploration échographique des ovaires :

Elle est demandée dans quatre circonstances :

- un trouble du cycle (aménorrhée ou spanioménorrhée),

- une stérilité ovarienne,

- des troubles endocriniens (hirsutisme, acné),

- la perception clinique de gros ovaires.

Le bilan hormonal permet le plus souvent d'identifier le type de dystrophie, l'échographie servant à confirmer ce diagnostic sans avoir recours à la cœlioscopie.

 

2. Trois aspects différents :

1) OPK type I  :

Il correspond au terme ancien de "syndrome de Stein-Leventhal" : ovaires augmentés de volume (au-moins 4 cm dans leur plus grand axe), parenchyme ovarien homogène, absence d'image kystique échographiquement décelable ; cette anomalie est souvent bilatérale.

Les seuls diagnostics différentiels à envisager dans ce cas sont :

- un cancer ovarien débutant qui se traduit par un gros ovaire habituellement unilatéral,

- une adénopathie pelvienne qui est en général beaucoup plus externe et moins échogène que le parenchyme ovarien.

 

2) OPK type II :

Ovaires de volume normal ou subnormal, à contours réguliers, mais de structure micropolykystique, les kystes n'excédant pas 5 mm de diamètre (ovaires micropolykystiques). Ces anomalies sont souvent bilatérales.

Cet aspect fréquent est, soit de découverte fortuite, soit rencontré chez une patiente sous minipilules ou micropilules. Il se situe à la frontière du physiologique car cet aspect ne s'accompagne pas habituellement de trouble clinique ou biologique important.

 

3) OPK type III :

Ovaires augmentés de volume avec des variations au cours du cycle ("ovaires accordéons"), leurs contours sont bosselés du fait de nombreuses images folliculaires kystiques sous tension, d’un diamètre de 5 à 10 mm (ovaires macropolykystiques).

Cet aspect est souvent bilatéral traduisant un dysfonctionnement, conséquence de séquelles infectieuses (adhérences), hypercorticismes, hyperprolactinémies, hyperandrogénies modérées…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ovaires opk

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 28/11/2019