Mastopathies bénignes

1. Adénofibrome :

Tumeur bénigne bien individualisée, avec une prolifération cellulaire, à la fois épithéliale et conjonctive, il survient le plus fréquemment chez la femme jeune, entre 20 et 35 ans.
Sa traduction radiologique est une opacité, en général arrondie, bosselée, très dense, de contour régulier et entourée d'un liseré clair dit de sécurité.
La radiographie ne permet pas toujours de le mettre en évidence, puisqu'il survient chez les femmes jeunes ayant des seins très denses. Ainsi, plus d'un tiers des adénofibromes n'est pas visible. Dans ces cas, le diagnostic se fait par l'échographie.
Une forme particulière est l’adénofibrome géant qui donne les mêmes images, mais beaucoup plus importantes.
Après la ménopause, les adénofibromes peuvent se calcifier par coalescence de larges calcifications brillantes et rubanées.
 

2. Tumeur phyllode :

Tumeur comparable à un adénofibrome, avec cependant une prolifération cellulaire conjonctive plus importante.
Cliniquement, cette tumeur est de croissance très rapide.
Sur le plan radiologique, aucune modification ne permet de la différencier de l’adénofibrome. Le diagnostic sera anamnestique et surtout histologique.
Leur particularité est la tendance à la récidive locale avec possibilité de sarcome fibroblastique.
 

3. Etats fibrokystiques :

Ils sont réalisés par la conjonction de plusieurs lésions histologiques élémentaires : kystes de taille variable, fibrose dense, non inflammatoire, métaplasie hidrosadénoïde, adénose et hyperplasie épithéliale, avec ou sans atypie cellulaire.

1) Le kyste :

Opacité sphérique sur les deux incidences, plus ou moins dense en fonction de son état de réplétion.
Le kyste est en fait le triomphe de l'échographie qui permet de mettre en évidence ces formations liquidiennes dans des seins même très denses.
Tout kyste doit être ponctionné. La technique de la kystographie gazeuse consiste à ponctionner et à vider de façon la plus complète possible le kyste, avant d'y réinjecter une quantité d'air stérile, de préférence en quantité égale à celle du liquide ponctionné. Cette ponction permet la guérison du kyste, la vérification de la paroi interne du kyste (toute végétation impose l’exérèse du kyste) et l'analyse plus fine des structures alentour et en particulier la mise en évidence de microcalcifications non visibles sur le cliché standard.

2) La fibrose :

Elle revêt un des aspects classiques des modifications architecturales.
Le plus souvent, il s'agit de densification fibreuse. L'aspect peut aller jusqu'à l'adénose sclérosante, se traduisant alors par une image de rupture architecturale complète, classiquement sans opacité centrale.
Le centre de la rupture architecturale est occupé souvent par des images claires, pouvant alors faire évoquer le diagnostic de bénignité.
Cependant, l'aspect général, stellaire, de ces lésions ne permet pas de faire l'économie d'une exérèse chirurgicale.
 

4. Tumeurs graisseuses :

- Lipome : il se traduit par une image claire, qui n'est visible que grâce à sa capsule finement opaque.
Cette image est spécifique d'une prolifération graisseuse et ne nécessite pas d'exérèse, à moins de créer une gêne fonctionnelle.

- Hamartome ou fibroadénolipome : son image est celle d'un lipome contenant un certain nombre d'opacités de type fibro-adénomateux.
 

5. Ecoulements :

Tout écoulement spontané, uni-orificiel doit entraîner une galactographie. La réalisation en est facile : injection par voie rétrograde d'un produit de contraste hydrosoluble en faible quantité (l,5 à 2 cc).
Il convient d'éviter la surpression pour ne pas entraîner d'extravasation du produit de contraste.
La galactographie montre les images des canaux pouvant présenter des lacunes, correspondant à des végétations intracanalaires.
Tout écoulement spontané et uni-orificiel doit faire l'objet d'une pyramidectomie.
L'injection préalable, préopératoire de bleu de méthylène peut faciliter la tâche du chirurgien.
 

6. Affections traumatiques ou inflammatoires :

Elles entraînent une densification sous forme d'opacités, plus ou moins diffuses, plus ou moins régulières.
Le diagnostic se fait essentiellement par l'anamnèse et l'étude évolutive des images.
La ponction cytologique peut être d'un grand secours.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 04/02/2019