Complications hémorragiques du post-partum

Elles ne comprennent pas les hémorragies de la délivrance.
 

1. Causes :

Les causes sont les suivantes :
 

1) Dans le post-partum immédiat :

- l'inertie utérine survient dans les 48 premières heures (multipares, ocytociques pendant le travail, grossesses multiples...),

- la rétention intracavitaire de débris ou d'un cotylédon placentaire doit être prévenue par un contrôle rigoureux de l'intégrité placentaire lors de la délivrance.
 

2) Plus tardives :

- Elles témoignent d'une endométrite : l'association des lochies infectées, d'un utérus restant gros, douloureux, et d'une fièvre apparaissant dans les jours suivant l'accouchement en permettent en général le diagnostic.

Leur traitement est celui de l'endométrite après des prélèvements bactériologiques soigneux au niveau du col.

- Beaucoup plus exceptionnellement, des saignements peuvent s'observer chez une patiente porteuse de fibrome, mais le traitement de l'endométrite souvent associée en permet l'amélioration.

Lorsque le diagnostic n'est pas évident, l'échographie peut être intéressante, mais il faut savoir qu'il est souvent difficile de différencier les échos crées par un caillot ou par des débris placentaires.

En cas de persistance des saignements malgré un traitement bien conduit, un contrôle de la vacuité utérine peut être nécessaire. Il faut dans ces cas, proscrire la curette et réaliser une aspiration avec une canule de gros calibre.

- Enfin : cancer du col (méconnu jusque là). 


Et dans le cas des hémorragies tardives, on n'oubliera pas la possibilité d'une tumeur trophoblastique (il faut savoir y penser et demander un dosage des ß-HCG), voire une grossesse en l'absence de retour de couches.

Nb : Le petit retour de couches est physiologique et survient dans la deuxième semaine du post-partum ; il peut poser un problème diagnostique. Cette hémorragie est peu abondante, de courte durée (2 à 3 jours), isolée.
 

2. Diagnostic :

Il est difficile du fait de la présence physiologique de lochies plus ou moins abondantes dans cette période ; il repose sur :

- l'abondance de l'hémorragie supérieure à la normale mais surtout sa durée (persistante ou s'accentuant) et son aspect avec présence de caillots,

- le retentissement : l'anémie qui en découle,

- la non-régression du globe utérin qui est anormalement volumineux ou ramolli. Au toucher vaginal, le col reste largement ouvert.
 

3. Traitement :

Il dépend de la cause :

- utérotonique en cas d'inertie,

- antibiotique en cas d'endométrite,

- ou curage digital en service spécialisé pour la rétention placentaire.

Mais, de toute façon, correction de l'anémie (transfusion ou apport martial selon le degré d'anémie).

 

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 08/04/2020