Contraception chez la femme qui prend des médicaments

En raison d'une diminution de l'efficacité contraceptive, l'association d'une contraception hormonale avec les traitements suivants est déconseillée :

- millepertuis ;

- antibiotiques, comme rifampicine, griséofulvine ;

- antifongiques, comme rifabutine (Ansatipine ®) ;

- antiviraux, comme efavirenz (Sustiva ®), etravirine (Intelence ®), lopinavir (Kaletra ®), et nelfinavir (Viracept ®), nevirapine (Viramune ®) ritonavir (Norvir ®) ;

- anticonvulsivants, comme phénytoïne (hydantoïne), phosphophenytoine primidone, carbamazépine, topiramate phénobarbital ; inversement, la contraception estroprogestative peut diminuer l'efficacité de certains anticonvulsivants comme la lamotrigine (Lamictal ®) ;

- barbituriques.

La Dépakine ®, les benzodiazépines (Urbanyl ®, Valium ®, Rivotril ®) échappent à cette action.

Parmi les produits de consommation courante sans risque reconnu d'interaction médicamenteuse, il faut citer l'aspirine, les benzodiazépines, les antiacides, les antibiotiques (bien que quelques observations de grossesses aient été décrites chez des femmes prenant de l'ampicilline).

Le TAO ® est contre-indiqué du fait du risque d'hépatite cholostatique.

 

♦ Chez la femme épileptique, on essaiera donc qu'elle soit mise sous un antiépileptique non inducteur enzymatique : ethosuximide (Zarontin ®), acide valproique (Dépakine ®), gabapentine (Neurontin ®), lamotigrine (Lamictal ®)…

On peut éventuellement conseiller la prise de 2 comprimés à 20 μg/jour si la femme le supporte, et vérifier en fin de plaquette par un dosage de progestérone le blocage de l'ovulation.

Il sera utile d'envisager la pose d'un DIU au cuivre ou au lévonorgestrel.

 

♦ Chez la femme tuberculeuse traitée, on choisira une autre méthode contraceptive que les estroprogestatifs ou bien on utilisera une composition fortement dosée ou un DIU.

 

♦ Chez la femme asthmatique qui prend de la théophylline, il faut diminuer la posologie de 30 % environ. On fera de même pour les antidépresseurs tricycliques.

 

♦ Dans tous les cas d'association médicamenteuse avec induction enzymatique, les pilules minidosées et les microprogestatifs sont bien sûr contre-indiqués.

 

 

 

 

Interactions médicamenteuses avec les estroprogestatifs

 

Type de médicaments

Effets

Mesures à prendre

+ Inducteurs enzymatiques

Efavirenz (Sustiva ®)

Etravirine (Intelence ®)

Lopinavir (Kaletra ®)

Modafinil (Modiodal ®)

Nelfinavir (Viracept ®)

Neviparine (Viramune ®)

Ritonavir (Norvir ®)

Barbituriques

Carbamazépine (Tégrétol ®)

Griséofulvine (Fulcine ®, Griséfuline ®)

Phénytoïne (Dihydan ®, Pyorédol ®)

Primidone (Mysoline ®)

Rifabutine (Ansatipine ®)

Rifampicine (Rifadine ®, Rimactan ®)

Diminution de l'efficacité contraceptive par augmentation du catabolisme hépatique

Association déconseillée
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive
en particulier mécanique

+ Troléandomycine
(TAO Sigmamycine ®)

Hépatite cholestatique

Contre-indication

+ Ciclosporine

Augmentation possible des taux circulants de ciclosporine, de la créatinémie  et des transaminases, diminution de
l'élimination hépatique de la ciclosporine

A prendre en compte

+ Antidiabétiques

Insuline

Metformine (Glucophage Stagid ®)

Sulfamides hypoglycémiants

Progestatifs à forte posologie : effet diabétogène des progestatifs macrodosés

Précaution d'emploi, renforcer
l'autosurveillance glycémique
et urinaire
Adapter le traitement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 26/04/2019