Introduction

Les infections des voies génitales sont d'origine bactérienne, parasitaire, mycosique ou virale. Certains agents pathogènes sont exclusivement retrouvés dans une localisation particulière au niveau de l'appareil génital (vulve, vagin et col pour HPV ("human papilloma virus")), certains ont une localisation préférentielle (vulvovaginale pour les infections mycosiques), d'autres sont indifféremment retrouvés à différents étages de l'appareil urogénital (Escherichia coli par exemple).

Une vingtaine d'agents étiologiques peuvent être dénombrés. La plupart d'entre eux se transmettent à l'occasion de rapports sexuels et les infections qui en résultent constituent les MST. Toutefois certaines symptomatologies peuvent être considérées comme dues à des déséquilibres de flore plutôt qu'à une MST à proprement parler.

Il est commode pour la clarté de l'exposé de séparer les infections génitales basses (vulve, vagin, col de l'utérus) des infections génitales hautes (utérus, annexes, cavité abdomino-pelvienne) bien que cette séparation ne repose parfois que sur une simple prépondérance d'expression clinique.

 

- Les vulvo‑cervico-vaginites sont un dia­gnostic fréquemment porté en consultation de gynécologie, tant en ville qu'en milieu hospitalier.

De nombreux micro‑organismes peu­vent être incriminés, des plus banals (Candida albicans, Gardnerella vaginalis), aux plus agressifs (Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhœæ). Leur diagnostic précoce, leur traite­ment rapide (avec ou sans l'aide du laboratoire) et efficace permet d'éviter les consé­quences graves que sont les salpin­gites, les grossesses extra‑utérines, les stérilités ou les douleurs pelviennes chroniques.

Le traitement du (ou des) partenaire(s) est le plus souvent nécessaire afin d'éviter les réinfections.

L'éducation des patientes et l'usage du préservatif devraient permettre d'éviter les récidives.

 

- Les infections génitales hautes frappent des femmes de plus en plus jeunes, souvent nullipares, dont la fertilité risque d'être définitivement compromise. Dans la grande majorité des cas, les germes en cause sont les Chlamydia trachomatis et le gonocoque; la place des mycoplasmes, qui sont des germes commensaux, est plus difficile à établir.

Parmi les facteurs favorisant les infections génitales hautes, on retiendra, bien sûr, l'évolution des mœurs sexuelles, mais aussi la pratique des IVG et le port du stérilet.

Le tableau typique de salpingite aiguë est celui d'une infection à localisation pelvienne. Il s'agit d'une urgence fonctionnelle. Les formes cliniques sont nombreuses.

Le diagnostic est fondé sur la cœlioscopie, les prélèvements bactériologiques et les sérologies des MST.

La prévention et le traitement de ces infections sont des objectifs de santé publique: le médecin généraliste, le gynécologue, le biologiste jouent un rôle clé dans la prévention des complications par un diagnostic précoce, un traitement judicieux et adapté.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 10/05/2018