Ménopause

La ménopause est une partie de la période de transition pendant laquelle la femme voit ses possibilités de reproduction disparaître.

En fait, elle correspond à l'arrêt définitif des règles.

Cette période est rarement brutale et la ménopause ne s'installe qu'après une phase plus ou moins longue, évaluée à 1 an, d'irrégularités menstruelles. La ménopause est donc de diagnostic rétrospectif.

Il est donc usuel de diviser cette période en trois étapes :

- la périménopause (période climatérique) qui voit apparaître des signes cliniques en rapport avec les perturbations hormonales annonciatrices ;

- la ménopause proprement dite ou arrêt définitif des règles ;

- la postménopause (ménopause confirmée) caractérisée par le retentissement de l'absence d'hormones ovariennes.

La durée de vie étant actuellement nettement allongée, ce phénomène physiologique doit être bien connu puisqu'il concerne des millions de femmes venant consulter à cet effet.

Les conséquences de l'extinction de la fonction ovarienne font reconsidérer l'intérêt d'un traitement hormonal et le dépistage systématique des lésions organiques particulièrement fréquentes à cette période.

 

1. Ménopause non physiologique :

1) Ménopause artificielle :

La ménopause artificielle est en général iatrogène, souvent secondaire à une castration chirurgicale ou radiothérapique.
 

2) Ménopause précoce :

Lorsqu'elle survient avant 40 ans, la ménopause est dite "précoce". Les étiologies répondent à trois hypothèses physiopathologiques : un contingent de cellules germinales insuffisant à la naissance, une accélération de l'atrésie folliculaire ou une destruction prépubertaire ou postpubertaire des cellules germinales. On distingue :

- la ménopause précoce familiale génétique à transmission dominante où la ménopause survient à peu près au même âge chez tous les membres féminins de la famille ;

- les anomalies chromosomiques portant sur le chromosome X (45 X0, 47 XX, X bicentrique, mosaïque), justifiant un caryotype dans les formes très précoces ;

- les causes infectieuses essentiellement virales mais rares (rubéole, varicelle) ;

- les causes auto-immunes ;

- les causes iatrogènes déjà citées ;

- le syndrome des ovaires résistant au gonadotrophines : entité mal définie (il existe une anomalie du récepteur à la FSH) ; on y rattache les déficiences en récepteurs aux estrogènes et à la progestérone.

 

2. Ménopause physiologique : Cf chapitre spécial

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 07/11/2019