Kystes paratubaires

Lorsque l'on examine avec attention les trompes de Fallope ou leur pavillon, on est frappé par la grande richesse en formations embryonnaires signalées sous le nom d'hydatides de Morgagni ou d'organes de Rosenmuller.

De nombreuses dénominations ont été utilisées : kystes paratubaires, kystes parovariens, kystes wolffiens, kystes intraligamentaires, corps pampiniformes...

Les hydatides sont des kystes translucides, habituellement pédiculés, d'une taille variant de 5 à 25 mm avec un pédicule de longueur variable.

Il existe aussi des kystes non pédiculés intraligamentaires sans topographie précise.

 

Sur le plan embryologique :

- les hydatides pédiculées sont considérées comme des vestiges mullériens (erreur de développement du pavillon),

- les kystes paratubaires (époophore et paroophore), qui se développent vers ou dans le ligament large, sont d'origine wolffienne.

 

Ces formations doivent être reconnues : elles peuvent parfois être confondues avec un ou des follicules, un hydrosalpinx ou même un kyste de l'ovaire quand elles sont volumineuses.

A l'échographie, c'est la permanence de l'image qui doit faire évoquer le diagnostic.

La cœlioscopie est en général le seul moyen certain de diagnostic.

Si les formations de petite taille ne jouent sans doute aucun rôle, celles de grande taille peuvent entraîner des stérilités mécaniques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 15/10/2020