Infertilité féminine

La fertilité féminine dépend de plusieurs critères physiologiques :

  • une ovulation régulière et de bonne qualité,

  • une glaire cervicale de bonne qualité,

  • des trompes de Fallope perméables,

  • un appareil génital sans anomalie qui empêcherait le contact entre la glaire cervicale et les spermatozoïdes,

  • une muqueuse utérine permettant à l’ovocyte fécondé de se fixer dans l’utérus lors de la nidation.


Les causes de l’infertilité féminine sont nombreuses et peuvent être classées en plusieurs grandes catégories :

- Les troubles de l’ovulation ont des origines multiples (ménopause précoce, anomalie chromosomique, troubles hormonaux, séquelles de chimiothérapie) :

. une anovulation, 

. une mauvaise qualité d’ovulation (20 % des cas d’infertilité),

. le syndrome des ovaires polykystiques est un trouble hormonal touchant plus de 5 % des femmes en âge de procréer et entraînant des kystes ovariens multiples, une rareté voire une absence des cycles menstruels, ainsi qu’une pilosité excessive.

- Des anomalies de la glaire cervicale (qualité, quantité) et du col utérin (le plus souvent des séquelles après un traitement de cancer du col de l’utérus).

- Une incompatibilité entre la glaire cervicale et les spermatozoïdes.

- Les causes obstructives et mécaniques, parmi lesquelles :

. l’obstruction des trompes de Fallope, partielle ou totale, résulte généralement d’IST ayant touché les trompes, mais aussi de l’endométriose ou de séquelles chirurgicales,

. l’existence d’obstacles mécaniques au niveau de l’utérus : malformations congénitales (ex : utérus cloisonné), polype du col, fibrome ou polype utérin, endométriose, séquelles de chirurgie).

 

Bilans d’infertilité :

Après quelques mois d’essais infructueux, beaucoup de couples se questionnent sur l’opportunité de consulter pour un problème d’infertilité. Les spécialistes conseillent de consulter après 12 mois de rapports sexuels réguliers et sans contraception. Il peut être nécessaire de consulter plus rapidement si la femme est âgée de plus de 35 ans et/ou si le couple présente des antécédents médicaux pouvant induire une infertilité.

Le premier interlocuteur du couple est le gynécologue, qui suit habituellement la femme. Ce dernier décidera selon le cas de chaque couple de l’orienter vers un spécialiste de l’infertilité ou un centre d’assistance médicale à la procréation. Il est indispensable que les deux membres du couple soient présents lors de cette première consultation, qui servira de point de départ à la prise en charge éventuelle.

Pour déterminer les causes de l’infertilité et envisager une prise en charge adaptée, l’homme et la femme sont amenés à effectuer différents examens médicaux dans le cadre de bilans d’infertilité.

 

Bilan d’infertilité chez la femme :

Chez la femme, le bilan d’infertilité peut comprendre différents examens, en fonction de la cause de l’infertilité :

  • Une courbe de température (courbe ménothermique) sur deux mois pour déterminer s’il y a ou non ovulation. Elle consiste à prendre la température corporelle tous les matins au réveil à partir du 4ème jour du cycle. L’ovulation entraîne une augmentation de 0,4 à 0,5°C. Cette courbe permet de confirmer le jour de l'ovulation, et d'évaluer la durée et la qualité de la phase lutéale. 

  • Des échographies pelviennes sont pratiquées, du 8ème au 14ème jour du cycle, pour diagnostiquer la croissance folliculaire, témoignant de l'ovulation et pour rechercher une anomalie sur les ovaires (kystes), les trompes ou l’utérus (fibrome, polypes), parfois complétées par une IRM abdomino-pelvienne.

  • Une évaluation de la glaire cervicale (quantité et aspect), par un prélèvement dans les jours qui précèdent l’ovulation.

  • Un bilan hormonal en début du cycle menstruel (FSH, LH, œstradiol, testostérone, progestérone, prolactine, AMH).

  • Un caryotype pour rechercher d’éventuelles anomalies chromosomiques.

  • Une hystérosalpingographie pour vérifier que le produit diffuse bien dans l’utérus puis dans les trompes.

  • Une hystéroscopie pour visualiser la forme de l’utérus et l’aspect de la muqueuse utérine.

  • Une cœlioscopie abdomino-pelvienne n’est prescrite que dans certains contextes (endométriose par exemple). Réalisée sous anesthésie générale, pour visualiser l’intérieur de la cavité abdominale (utérus, ovaires et trompes). Certaines lésions peuvent être directement traitées au cours de cette intervention.

  • Une biopsie d'endomètre pour déterminer si l’embryon peut se fixer à cette muqueuse dans de bonnes conditions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 27/07/2019